meta http-equiv="content-type" content="application/xhtml+xml; charset=UTF-8" Content-Type text/html; charset=UTF-8 Web Net Museum-Fred forest-Retrospective-Art sociologique-Esthetique de la communication-Interrogation-Oeuvres Actions-Couleurs reseaux

||||||||||||||||||||||||||||||

Fred Forest - Retrospective
Art sociologique - Esthétique de la communication
Exposition Art génératif - Novembre 2000
Exposition Biennale 3000 - Sao Paulo - 2006

PRESENTATION
EXPOSITIONS
REFLEXION
COLLOQUES
ACTUALITES
CONTACT

> Editorial
> Oeuvres/Actions
> Textes critiques
> Biographie
> Bibliographie
> Note synthétique
> Retrospective en ligne
> Conférence audio
> Vidéo

1 ANIMATION SOCIOLOGIQUE/PORTRAIT DE FAMILLE 1967
2 ACTIONS VIDEO, LA CABINE TELEPHONIQUE/LE MUR D'ARLES 1967
3 INTERROGATION 1969
4 SPACE - MEDIA 1972
5 LES GESTES AVEC LA PARTICIPATION THEORIQUE DE VILEM FLUSSER 1972
6 RENCONTRE AVEC FRED FOREST 1972
7 UN ESPACE VIDE POUR VOUS 1972
8 LE CAPITOLE 1972
9 ARCHEOLOGIE DU PRESENT 1973
10 VIDEO - TROISIEME AGE 1973
11 XIIe BIENNALE DE SAO PAULO 1973
12 PROMENADE SOCIOLOGIQUE ABROOKLYN 1973
13 LE PETIT MUSEE DE LA CONSOMMATION 1973
14 AUTOPERCEPTION ELECTRONIQUE 1974
15 VIDEO PORTRAIT D’UN COLLECTIONNEUR 1974
16 RESTANY DINE ALA COUPOLE 1974
17 TELE-CHOC-TELE-CHANGE 1975
18 NEW-MEDIA N° 1 1975
19 J'EXPOSE MADAME SOLEIL, EN CHAIR ET EN OS 1975
20 BIENNALE DES ANNEES 2000 1975
21 LA FAMILLE VIDEO 1976
22 LA PHOTO DU TELESPECTATEUR 1976
23 LE METRE CARRE ARTISTIQUE 1977
24 QM KUNST 1977
25 LA MAISON DE VOS REVES 1978
26 "LIBE" ŒUVRE D'ART 1979
27 LE TERRITOIRE 1980

28- LA BOURSE DE L'IMAGINAIRE

1982

29 AUTOPSIE DU DISCOURS POLITIQUE

1983
30 ICI ET MAINTENANT 1983
31 L’ESPACE COMMUNICANT 1983
32 LA CONFÉRENCE DE BABEL 1983
33 BLEU ELECTRONIQUE : HOMMAGE A YVES KLEIN 1984
34 APPRENEZ A REGARDER LA TELEVISION AVEC VOTRE RADIO 1984
35 DOCTORAT ES-LETTRES ET SCIENCES HUMAINES 1985
36 CELEBRATION DU PRESENT 1985
37 SCULPTURE TELEPHONIQUE PLANETAIRE 1985
38 LE RALLYE TELEPHONIQUE 1986
39 LE TEMPS DE L’ECRITURE ELECTRONIQUE 1986
40 NOMBRE D’OR ET CHAMP DE FREQUENCE 14 000 HERTZ 1987
41 AVIS DE RECHERCHE : JULIA MARGARET CAMERON 1988
42 ZENAIDE ET CHARLOTTE À L’ASSAUT DES MEDIAS 1988
43 JOGGING DANS LE PARC 1989
44 RITUELS TELEMATIQUES POUR NUITS BLANCHES 1989
45 BALLADE POUR CHANGEMENT DE REGIME 1989
46 HOMMAGE A MONDRIAN 1989
47 LA BIBLE ELECTRONIQUE ET LA GUERRE DU GOLFE 1991
48 FRED FOREST PRESIDENT DE LA T.V. NATIONALE BULGARE 1991
49 LE ROBINET TELEPHONIQUE 1992
50 LES ROBINETS PLANETAIRES 1992
51 LES MIRADORS DE LA PAIX 1993
52 THEATRE CINEMA RADIO TELEVISION INTERNET 1995
53 TERRITOIRE DES RESEAUX 1996
54 PARCELLE RÉSEAU 1996
55 J’ARRETE LE TEMPS 1998
56 LA MACHINE A TRAVAILLER LE TEMPS 1999
57 TOUCH ME 1999
58 LE TECHNO-MARIAGE 1999
59 LE CENTRE DU MONDE 1999
60 UNE POMME PEUT EN CACHER UNE AUTRE… 1999
61 FETE DE L’INTERNET 2000 2000
62 COULEUR-RESEAU 2000
63 Webnetmusum.org http://www.webnetmuseum.org 2001
63 Bis Sorite des Territoires/offrez votre pied 2001
64 TERRITOIRE DU CORPS ET CORPS RESEAU http://viande.fredforest.net
2002
65 GRENOBLE AU CENTRE DE LA TOILE http://www.fredforest.org/fete/ 2003
66 INTERNET A LA LOUPE http://www.fredforest.org/loupe 2004
67 IMAGES-MEMOIRE http://www.fredorest.org/Ina 2005
68 DIGITAL STREET CORNER 2005
69 BIENNALE DE L'AN 3000 - MAC (Musée d'Art Contemporain) de Sao Paulo 2006
70 RETROSPECTIVE FRED FOREST - SLOUGHT FOUNDATION OF PHILADELPHIE 2007
71 BIENAL DEL FIN DEL MONDE, " LA SENTINELLE DU BOUT DU MONDE 2007
72 MIRADORS DE LA PAIX 15 ANS PLUS TARD - SARAJEVO, GALERIJA 10 m2 2007
73 CENTRE EXPERIMENTAL DU TERRITOIRE - SECOND LIFE/PROMENADE DES ANGLAIS 2008
74 STOCKEZ VOS ORDURES SUR SECOND LIFE 2008
75 CORRIDA SUR SECOND LIFE CREATION FRED FOREST 2008
76 CENTRE EXPERIMENTAL DU TERRITOIRE, SECOND LIFE, MAC SAO PAULO 2009
77 EXPOSITION FRED FOREST UNESP 2009
78 GHERSWHIN HOTEL AND WHITE BOX NEW YORK 2009
79 EXPOSITION/ACTION/DEMONSTRATION FRED FOREST ACADEMIE LIBANAISE DES BEAUX ARTS 2010
80 RELANCE DE LA BIENNALE 3000 2010
81 THE TRADERS BALL 2010
82 EGO CYBERSTAR 2010
83 UNE VIE EN 100 PORTRAITS 2010
84 VIDES, LE SYMPOSIUM 2011
85 ART BY TELEPHONE, UNE INSTALLATION DE FRED FOREST 2011
86 FLUX ET REFLUX LA CAVERNE INTERNET 2011
87 UNE EXTENSION DE FLUX ET REFLUX LA CAVERNE DE L'INTERNET 2011
88 PROMENADE SOCIOLOGIQUE 2011
89 L'ŒUVRE SYSTEME INVISIBLE ET M2 INVISIBLE 2011
90 DE L'ART SOCIOLOGIQUE A L'ESTHETIQUE DE LA COMMUNICATION 2011
91 LE M2 ARTISIQUE INVISIBLE 2011
92 LA CONVERSATION 2011
93 PERFORMANCE VIDEO VINTAGE - CENTRE POMPIDOU 2011
94 DECRYPTAGE CITOYEN DU MEDIA 2013
95 VISITE AUGMENTEE AVEC DES GOOGLE GLASS OU PROMENADE SOCIOLOGIQUE 2014
96 FONDATION CARTIER POUR L’ART CONTEMPORAIN - SOIREE NOMADE 2014
97 MEDIAS EN PARTAGE 2015
98 PARTICIPATION A FLUSSER BODENLOS 2015
99 FLUSSER AND THE ARTS 2015
100 PERFORMANCE OSI 2015
101 VIDEO PORTRAIT D’UN COLLECTIONNEUR 2016

Cliquer ici pour télécharger la photo en 300 DPI

70

CREATION FRED FOREST SUR SECOND LIFE

2008

CENTRE EXPERIMENTAL DU TERRITOIRE ET LABORATOIRE SOCIAL

PROMENADE DES ANGLAIS, NICE, FRANCE

Ouverture/ Vernissage le 28 février 2008 à 18h00

Galerie Christian Depardieu Nice et sur Second Life

Une semaine avant les élections municipales, Fred Forest, lance son projet de laboratoire d'idées pour le futur. Premier thème traité à cette occasion dans une approche esthétique, éthique, philosophique et sociale :"LE DEVELOPPEMENT DURABLE".

CONCEPT

Sous forme d'un modèle de simulation, faisant appel à l'imagination collective, Fred Forest poursuit son projet du Territoire du m2 carré artistique :

- implanté à Anserville dans un espace physique (1977)

http://www.fredforest.org/territories/

- converti en Territoire des réseaux sur le Net (Imagina 1996),

http://www.webnetmuseum.org/html/fr/expo-retr-fredforest/actions/48_fr.htm#text

- déménagé dans l'espace virtuel (Second Life 2008)

http://slurl.com/secondlife/Conway%203/71/40/27

Pour accéder à cette adresse, vous devez déjà être dans Second Life, et vous être confectionné un avatar.

FONCTIONNEMENT

Des personnalités politiques sont invitées à venir s'exprimer et débattre dans cet espace sur ce thème, tel qu'il apparaît dans leur propre programme électoral (le calendrier de ces interventions fera l'objet d'un communiqué ultérieur. Les journalistes devront demander une accréditation pour que leur avatar puisse y assister en temps réel). En dehors des interventions des personnalités politiques, la visite du Centre expérimental du Territoire et laboratoire social est libre (voir les modalités pratiques d'accès ci-dessous)

Au fil du temps, après les élections, le Centre Expérimental du Territoire mettra en chantier d'autres thèmes de débat constituant une forme de brainstorming à l'échelle de la planète par recours aux ressources informatiques, mettant en œuvre la carte d'authentification capucine.net

AUTORITE MORALE

La réflexion est placée sous la haute autorité et sagesse du philosophe Platon, dont les ombres de la caverne (en fait objets et entités mathématiques) toujours présentes dans la salle du débat ne devraient pas, au contraire, empêcher sa clarté et son authenticité

PARTICIPATION

Les internautes visiteurs du Centre auront la possibilité de s'approprier de parcelles interactives du Territoire, visualisées au sol, pour faire passer leur propre message, sous forme d'une page URL, traitant du problème débattu. Cette page sera archivée dans une banque de données. Elle remplira une des parcelles libres du Territoire. Les internautes sont invités à communiquer leur URL à l'adresse suivante : territoire@capucine.net Seules les réponses traitant du sujet seront installées sur une des parcelles disponible.

Le quadrilatère rose, au centre du Territoire, constitué de parcelles actives, représente la matrice historique originelle du Territoire matrice de Fred Forest

PARTENAIRES INTERNATIONAUX DU PROJET

LE LABORATOIRE DES ARTS DE TORONTO

CANADA
LA SLOUGHT FOUNDATION DE PHILADELPHIE ETATS-UNIS
LE MUSEE D'ART CONTEMPORAIN DE SAO PAULO BRESIL
L'ACADEMIE LIBANAISE DES BEAUX ARTS  LIBAN
L' UNVERSITE DE SALERNE  ITALIE
LEGROUPE AMI  FRANCE
ASSOCIATION CAPUCINE FRANCE
GALERIE 10m2 SARAJEVO BOSNIE
FONDATION ITAU CULTURAL SAO PAULO BRESIL

 

MODALITES DE PARTICIPATION ET CONDITIONS DE SEJOUR

Le Centre expérimental du Territoire et laboratoire social met à la disposition des avatars intéressés, pour un séjour gratuit d'une semaine à Nice dans un hôtel de grand luxe, construit en retrait de la Promenade des anglais (à cause de la pollution) des niches de repos nocturnes. Cette formule satisfera les plus exigeants. Il est vivement conseillé de se munir d'un sac de couchage et d'un maillot de bain, la plage publique, comme vous le constaterez, étant, sous les palmiers, à quelques mètres des bâtiments du Centre Expérimental du Territoire.

POURQUOI LA VILLE DE NICE A DONC A ETE CHOISIE POUR LA CREATION DU "CENTRE DE RECHERCHE AVANCEE DU TERRITOIRE", IMPLANTE SUR LA PROMENADE DES ANGLAIS ?

Les raisons qui ont prévalu à ce choix s'appuient sur trois arguments déterminants :

1-La dimension cosmopolite et l'image mondialement reconnue d'une ville qui doit, après cette endormie des décennies, redevenir, comme ce fut le cas dans les années 40 à 70 : la ville d'un certain bonheur et de la création artistique, avec, notamment, la présence de Matisse, l'émergence de l'Ecole de Nice et des Nouveaux Réalistes, Yves Klein, Arman et le groupe support/surface

2-La nécessité de voir, aujourd'hui, cette ville-musée, comme pétrifiée dans son passé prestigieux, reprendre le flambeau d'un art de la modernité avec la montée en force des jeunes générations, et la mise à disposition des artistes; des infrastructures de Sophia-Antipolis pour le numérique

3-Un choix délibéré de Fred Forest, créateur du "Centre expérimental du Territoire" qui a été, en pionnier absolu, dès 1994, l'universitaire et artiste français à créer à Nice un séminaire, public de renommée européenne, dédié à tout ce qui touche aux arts, relevant des technologies de communication : Internet, le numérique et la réalité virtuelle. Un séminaire d'accès libre, dans l'auditorium du MAMAC et le cadre institutionnel de l'université. Un séminaire qui affirmait pour slogan : le savoir de l'université et de l'art au service du citoyen. Un séminaire qui, durant sept années consécutives, a fonctionné, sans budget, ni de l'université, ni de la municipalité. Ce qui montre bien deux choses :

-Le retard des mentalités et la difficulté de nos institutions à s'adapter au changement et à l'innovation. Il faut donc maintenant rattraper le temps perdu

-Que ce n'est pas l'argent qui est le seul`moteur des résultats acquis, mais l'énergie, `la motivation et le travail. Il n'en faut pas moins aider les arts émergents si la France ne veut pas se contenter de briller à l'étranger qu'en matière de lanterne rouge.

4-Enfin, la vitrine de Nice c'est aussi au niveau mondial ; l'image mythique de la Promenade des anglais. Il serait absurde de négliger ce patrimoine touristique, culturel et historique. Le "Centre expérimental du Territoire et laboratoire social", avec son look high-tech, ouvert sur l'espace de l'union de la Méditerranée, cher au Président de la République, va contribuer à lui redonner le lustre qu'elle mérite, après des années d'obsolescence.

CONTACT

WNM 33 (0) 1 45 83 00 09

Galerie Christian Depardieu Nice 33 (0) 4 97 12 12 97

press@webnetmueum.org

http://www.webnetmuseum.org

----------------------------------------------------

SHADOWS AND VIRTUAL WORLD UNE EXPOSITION DE FRED FOREST A LA GALERIE CHRISTIAN DEPARDIEU DE NICE, EN AVANT PREMIERE DES ELECTIONS MUNICIPALES (28 février/7mars 2008) par Paul Verdon

À cette occasion l'artiste lance sur la Promenade des anglais le premier " Centre expérimental et laboratoire social du Territoire", une création inédite sur Second Live, dont la thématique développée pour cette première session sera consacrée au développement durable.

L'allégorie de la caverne de Platon que Fred Forest met en scène à la Galerie Christian Depardieu de Nice, avant les élections municipales, s'inscrit bien dans la démarche critique que l'art sociologique, développé depuis son émergence et sa théorisation dans les années 70. Sans que jamais le nom d'art sociologique curieusement ne soit cité, on a pu constater, que bon nombre d'artistes et de critiques, appartenant aux plus jeunes générations, se sont largement inspirés de ses préceptes. Des artistes comme Sophie Calle ou comme Thomas Hischorn, et bien d'autres encore, dans la mouvance de l'art contextuel, font de l'art sociologique un peu comme Monsieur Jourdain faisait de la prose, c'est-à-dire sans le savoir. L'histoire fera le tri. Le laboratoire qu'a constitué, un temps, le Palais Tokyo, sous la direction de Nicolas Bourriaud, avec l'art relationnel, en illustre le parfait exemple. Cela tient au fait que l'art sociologique a toujours affirmé son indépendance critique face au marché et aux institutions d'une façon radicale. Les pratiques qui suivront même si elles conservent le côté dialogique, participatif et mise en scène du quotidien, ont perdu en cours de route l'approche sociocritique et politique, pour ne devenir  que des produits banalisés relevant de ce que l'on appelle aujourd'hui, communément, des industries culturelles.

Située au cœur d'un des dialogues les plus importants de Platon, dans La République, l'allégorie de la caverne expose sa théorie de l'acquisition des connaissances. Platon montre que la connaissance des choses nécessite un travail et des efforts pour apprendre et comprendre.

Il en vient à démontrer que les dirigeants de la cité doivent être " formés " pour ne venir au pouvoir que par nécessité, et non pour l'attrait que peut représenter l'exercice de l'autorité : il ne faut pas que les amoureux du pouvoir lui fassent la cour, autrement, il y aura des luttes entre prétendants rivaux.

La question est de savoir si la maturité politique est telle aujourd'hui que l'idée d'ouverture puisse se généraliser en fédérant des énergies, des volontés, des intelligences, dans l'intérêt de tous, se substituant à la pratique antérieure, traditionnelle et primaire, de l'affrontement.

Fred Forest qui a une longue expérience personnelle de cette belle ville de Nice, dont il a été professeur de son université dans les domaines les plus pointues, possède une connaissance approfondie de ses problèmes actuels. Il en a subi, lui-même, la dérisoire censure par l'interdiction qui a frappé son exposition de 2005, et l'exclusion de la Galerie Christian Depardieu de la nuit des galeries. Or voici qu'il récidive avec une nouvelle exposition juste avant les municipales. Le hasard fait bien les choses quelques fois. Eclectique dans ses choix, comme on le connaît, il s'appuie, cette fois-ci-ci, non pas sur l'évangiles comme avec son "Chemin de croix" réalisé en octobre 2005, mais sur l'allégorie de la caverne de Platon. Il prend pour référence le livre, " La République ", qui, en quelque sorte, définit la responsabilité du politique dans la cité. Il fait du développement durable son cheval de bataille. Il estime qu'au moment où le monde et l'humanité est soumise à de graves problèmes, mettant en question son devenir, la responsabilité du politique, mais celle aussi de l'artiste et du citoyen devient majeure. Il espère que cette caverne, dans laquelle nous sommes tous maintenus en aliénés, verra sa voûte s'ouvrir, pour qu'au-dessus de nos têtes, brille un jour de ses mille éclats, une lumière qui nous baignera de sa félicité... Ce que met l'artiste en exergue dans cette action, c'est qu'au-delà de Nice et de ses querelles de clocher, le monde et l'humanité sont aujourd'hui en danger. Des menaces très réelles hypothèques son avenir : pollutions diverses, réchauffement de la planète, émissions de CO2, gaspillage des ressources, surconsommation, extinction des espèces naturelles, démographies non maîtrisées, famines, violences, terrorisme etc...

Les personnalités politiques qui briguent aujourd'hui les suffrages des municipales, comme le préconise Platon, lui-même doivent par un effort de "conscience " et de " connaissance", se positionner, comme les représentants des citoyens, pour affronter et prendre à bras le corps l'avenir de notre futur et, surtout, celui de nos enfants. Il est temps qu'aux comportements politiciens que cette ville de Nice a trop longtemps connu, se substitue dans la sagesse, la concertation et l'ouverture, ce qu'on pourrait nommer l'écologie de l'esprit.

Cette exposition de Fred Forest constituera certes un événement international par l'utilisation originale qu'il fait de Seconde Life (SL) mais, également, par ses partenaires qui sont en l'occurrence : le " Laboratoire des Arts de Toronto ", la " Slought Foundation de Philadelphie ", le " Musée d'Art Contemporain de Sao Paulo " et l'Académie des beaux-arts de Beyrouth

Galerie Christian Depardieu, 64 bd Risso, BP 4169, 06303 Nice

Tel : 04 97 12 12 97

galerie.depardieu@wanadoo.fr

---------------------------------------------------------------------------

http://www.fredforest.org/territories/fr/restany.html

LE TERRITOIRE DU M2 ARTISTIQUE

par PIERRE RESTANY

Passer du concept de m2 ARTISTIQUE au concept du TERRITOIRE du m2 ARTISTIQUE, ce n'est pas seulement opérer une extension dans l'espace, c'est-à-dire un développement quantitatif de la notion, c'est introduire une complexité considérable, en tous cas extrêmement significative dans ses éléments et ses paramètres.

Quand FRED FOREST a défini le m2 ARTISTIQUE, il l'a défini dans l'abstrait à partir d'une volonté méthodologique, qui constituait sa participation à l'art sociologique. Comment à partir d'un concept abstrait, peut on arriver à une notion tangible ? En jouant justement sur les possibilités de dimension, les possibilités de coloration que peut prendre le concept abstrait lorsqu'il est défini par rapport à des termes concrets.

Le m2 ARTISTIQUE, c'était le m2 de la toile, donc, de l'objet d'art. C'était, en effet aussi, tout simplement, le "non art" par rapport à cet art. A partir du moment où l'on jouait sur ce genre de coloration du concept au niveau abstrait, on a pu arriver à toute une méthodologie de l'action qui a été celle de FRED FOREST dans le m2 ARTISTIQUE.

Passer du concept de m2 à celui de TERRITOIRE cela implique des servitudes de départ, qui sont réelles, concrètes, qui ne sont plus un jeu sur les mots, mais qui sont le passage d'une abstraction théorique et une pratique engagée. Je pense que c'est là que se situe véritablement la charnière de l'opération dans la logique de sa continuité. Le TERRITOIRE du m2 ARTISTIQUE implique l'insertion de ce concept de base dans un cadre extrêment complexe ; celui de la vie à la surface de notre planète. La surface étant conçue comme le moyen terme, c'est-à-dire le niveau intermédiaire entre la vie souterraine, la vie en infrastructure et la vie en super-structure.

A partir du moment où le territoire est conçu comme une occupation, comme un projet d'aménagement d'une réalité tangible, il évoque évidemment tous les problèmes que peuvent susciter ce genre de réalité. A la limite, on pourrait dire que le TERRITOIRE du m2 ARTISTIQUE se présente comme la volonté extrême d'une théorie et d'une mise en pratique d'aménagement du territoire. Il est certain que le "TERRITOIRE du m2 ARTISTIQUE" est un TERRITOIRE "SPECIAL". Il a toutes les servitudes de n'importe quel territoire, mais il a, en plus, des "ambitions" et une finalité qui détermine toutes les autres, et devient, en quelque sorte, le lien commun à toutes les servitudes pratiques. D'abord, il faut trouver un territoire. Il faut l'organiser comme on organise une concession. Il faut, ensuite, le diviser en parcelles suffisamment flexibles pour qu'elles puissent trouver des acquéreurs. Il faut ensuite intéresser ces acquéreurs à la vie du territoire. Pour tout cela, il faut créer une administration, et cette administration doit organiser la vie sur le territoire, non seulement au niveau de l'aménagement physique, mais aussi de l'aménagement moral. Finalement, le TERRITOIRE du m2 ARTISTIQUE a acquis une réalité physique et, dès lors, il suit le destin de toutes les parcelles spécialisées.

Nous avions parlé, à un moment, de "cimetière des vivants" et il est bien certain qu'il y a dans cette idée de concession à perpétuité une analogie frappante avecle TERRITOIRE, une analogie même très dynamique. Autre analogie, celle du "zoo". Par rapport à un jardin zoologique, le m2 ARTISTIQUE peut être considéré comme un jardin anthropologique. Quelle est la différence entre un jardin zoologique et un jardin anthropologique ? Le jardin anthropologique mobilise sur un espace volontairement réduit et sur lequel le propriétaire a tout pouvoir, toutes les motivations de l'individu à partir du moment où il joue le jeu, à partir du moment où il se sent concerné par ce genre d'occupation du territoire. Je pense que le m2 ARTISTIQUE est en même temps une sorte de pile, une sorte d'aimant mobilisateur des énergies dans le sens de la communication, dans le sens de la coopération, dans le sens de l'échange. Mais aussi dans le sens de l'auto-réalisation.

Dans le sens de l'épanouissement individuel. C'est cette dimension qui est la plus spirituellement dynamisante et stimulante et c'est celle qui sera sans doute, la motivation principale de la participation du public. Celle sur laquelle il faut jouer de la façon la plus directe. Il est bien certain que, dans la mesure où chaque parcelle du territoire occupe un espace précis, est achetée et a une certaine valeur, elle crée un rapport, non seulement mercantile, mais aussi, un rapport d'intérêt intellectuel et affectif entre le concessionnaire et sa concession. on ne peut pas éviter ce genre de rapport sans parler de spéculation sur les terrains, car à ce niveau là, la spéculation devient purement abstraite.

On passe de la spéculation mercantile à la spéculation abstraite par la force des choses. Au-delà même du rapport concessionnaire/concession, il existe encore une marge et cette marge, c'est la liberté de l'occupant. Cette liberté de l'occupant se traduit par les possibilités les plus folles à envisager ; en ce sens, l'administration du territoire aura des responsabilités et des problèmes imprévisibles et à la limite peut-être, impossibles à résoudre. Il y a là aussi, dans ce projet de territoire dont les bases de départ sont très rigoureuses et tangibles, une évasion vers l'inconnu. L'administration du territoire est une administration de gestion, mais si elle peut, à la rigueur, quand il le faut, dynamiser la vie du territoire, elle ne peut en bloquer, censurer ou intervenir sur les initiatives spontanées de la part des concessionnaires des différentes parcelles.

Voilà l'ouverture vers l'imprévu, vers la spontanéité, vers la poésie de la vie des êtres en commun, ou simplement de la vie des êtres tout court. Deux dimensions coexistent dans cette idée du TERRITOIRE du m2 ARTISTIQUE : à la fois une dimension de "contraction qui est celle de la concession géométrique le m2 ou les multiples du m2 et une dimension "d'expansion". Dimension de la plénitude, du degré optimum de liberté que l'on peut exercer sur un aussi petit territoire, phénomène qui peut être considéré comme un phénomène respiratoire, c'est-à-dire comme un phénomène d'inhalation et d'exhaltation. C'est l'image même de la vie qui est reflêtée dans une certaine mesure par le miroir d'un musée d'anthropologie.

Plus j'y réfléchis, plus je pense que la vie est un cycle. Nous avons parfois peur des mots et c'est pour cela que nous hésitons à employer vis-à-vis d'un tel système de concession, de gestion et d'administration le terme de cimetière. C'est pourtant bien ce qu'évoque ce genre de structure, mais c'est, en même temps, l'expression la plus évidente d'une revanche de la vie sur la mort.

Ce qui pourrait paraître au départ comme la structure cadastrale d'un cimetière, finit par s'épanouir dans un jardin vivant. Le jardin vivant, c'est justement notre jardin anthropologique. C'est un jardin d'anthropologie dans la mesure même où les hommes qui entrent dans ce zoo, y entrent volontairement et non parce-qu'ils y sont forcés ou capturés comme des singes. Ils y entrent parce-qu'ils veulent réfléchir sur leur propre condition d'homme.

C'est en quelque sorte, un jardin de méditation au niveau de l'anthropologie moderne, une méditation libérée des rites philosophiques qui généralement l'accompagnent. Tout le monde est libre de voir dans le mètre carré artistique l'espace Zen d'une méditation sur le territoire. Ce panorama discursif sur le territoire est loin d'être exhaustif, mais il est suffisamment large dans ses ouvertures pour nous faire comprendre combien et comment avec cet impact, au delà du concept artistique et philosophique qui a été l'objet de la démarche sociologique de FRED FOREST au départ, nous entrons désormais dans le vif du sujet : la réalité même du tissu humain collé à la surface de la terre. Cette rencontre avec le réel s'identifie au retour de l'humain à la terre. Le grand enjeu de l'opération m2 ARTISTIQUE réside dans cette occupation du territoire sur le plan humain. Plus encore que l'aménagement du territoire, il s'agit de créer au niveau du m2 artistique, une occupation humaine, une occupation affective, spirituelle, et je crois que toutes les données sont intégrées et présentes dans le projet de FRED FOREST. Nous avons avec lui, la possibilité de tenter une grande aventure. Une aventure humaine à partir de bases tangibles, d'autant plus tangibles, qu'lles sont à la portée de nos mains, à notre mesure ; il s'agit d'un m2 ARTISTIQUE, et, un m2 reste toujours un m2, même si il il est multiplié par deux ou par vingt, c'est-à-dire un espace et une unité de mesure à l'immédiate portée de l'homme. Je pense que la référence à ce rapport de proportions en conclusion de mon discours, ne correspond pas à une réserve ou a un rétrécissement de ma pensée mais exprime au contraire un cri d'espoir.

C'est dans la mesure où le m2 ARTISTIQUE est lié à sa dimension humaine et aux motivations réflexes correspondantes de possession, d'appropriation, de compréhension, que l'opération  territoire a un sens, une vie et un futur.

CONTACT

WNM 33 (0) 1 45 83 00 09

Galerie Christian Depardieu Nice 33 (0) 4 97 12 12 97

press@webnetmueum.org

http://www.webnetmuseum.org

^


Présentation | Exposition | Réflexion | Actualités | Contact

Copyrights Fred Forest